La psychanalyse


La cure par la parole

La technique analytique permet, via le principe des associations libres et de l'interprétation des rêves, d'inviter l'analysant à dire tout ce qui lui vient à l'esprit, sans se censurer, de sorte à faire émerger, ressurgir les souvenirs qui ont été refoulés et qui ne pourraient refaire surface autrement. En effet, quand la parole qui est là pour traduire des émotions a fait défaut, le vécu refoulé se manifeste “ailleurs”, l'inconscient empreinte des voies détournées. Certains vécus anciens refoulés, oubliés par le conscient n'en demeurent pas moins toujours actifs voir agis et le sujet peut se sentir débordé, submergé, comme si une partie de lui-même lui échappait.


Ainsi les conflits contenus et parfois réprimés dans l'appareil psychique peuvent produire chez l'individu du (ou des) symptôme : conduites d'évitements, pensées obsédantes, ruminations, peur, angoisse, insatisfaction, répétition de situations douloureuses, insomnie. Les symptômes se présentent aussi sous forme de douleur physique, fatigue, maux de dos, maux de tête, maux de ventre (sans cause organique), par des manifestations cutanées, des comportements compulsifs, des addictions, des actes manqués, des passages à l'acte. Ces manifestations viennent parasiter le processus psychique, générer de la souffrance et empêcher le bon déroulement d'une vie. Le symptôme est la partie visible de l'iceberg, il signale que quelque chose ne va pas. La psychanalyse va en chercher la cause.


Démarrer une psychanalyse, c’est laisser émerger une parole authentique dépouillée de certitudes. L'analyse engendre des modifications, des changements, un autre regard sur soi et autrui, elle ouvre la possibilité d'une parole unique, subjective. Faire une psychanalyse, c'est partir à la rencontre de son désir.

Le psychanalyste, par son écoute bienveillante, dépourvue de tout jugement, accueille l'autre dans sa singularité, dans ce qu'il a d'unique.

Depuis Freud, d'autres psychanalystes ont apporté leurs contributions et participé à l'évolution tant théorique, technique, que clinique, notamment S. Ferenszi, D. Winnicott, H. Searles, W. R. Bion, M. Klein, F. Dolto et J. Lacan pour ne citer qu'eux.

Le psychanalyste a lui-même réalisé une ou plusieurs psychanalyses, qui ont eu un impact suffisamment fort pour qu'il souhaite, à son tour, s'engager dans cette discipline rigoureuse. Il a suivi une formation théorique et clinique et il est contrôlé ou supervisé dans sa pratique, par l’un de ses pairs, ce qui l’aide à toujours s'interroger sur sa pratique. Le psychanalyste a l’obligation de respecter le principe de l'abstinence avec l'analysant.

En quoi consiste une séance ?

Une séance est un moment de parole unique qui permet à l'analysant de parler librement et de découvrir, notamment par la technique de l'association libre, ses désirs refoulés. Selon les écoles de psychanalyse (freudienne ou lacanienne), l'analyste écoute la parole de l'analysant et va arrêter la séance sur un signifiant particulier, ou de façon plus classique, à la fin de la séance quand le temps de la séance est fixe.

Qu'est-ce qu'un symptôme ?

Un symptôme n'est pas une maladie, c'est une sorte de compromis qui permet aux instances psychiques de retrouver un état d'équilibre.

La psychothérapie